Jimmy DAVAINE, CHU Pitié-Salpêtrière, Paris
Méthodes
Il s’agit d’un recueil prospectif des données de patients opérés entre 2012 et 2017 à Bologne. Tous types d’endoprothèses étaient inclus. L’étude des scanners permettaient l’analyse des paramètres d’intérêt (longueurs, diamètres, thrombus, calcifications, angulations).
Le protocole de suivi était le suivant :
1. angioplastie préventive en cas de sténose > 50 % de l’artère iliaque commune ou externe ;
2. largage du jambage controlatéral exactement à hauteur de la bifurcation du corps prothétique ;
3. une angioplastie en kissing à l’aide de ballon non compliants de la zone de chevauchement corps-jambages ;
4. vérification sous différents angles des jambages et stenting avec des stents autoexpansibles si plicature ou sténose résiduelle ou dissection.
Résultats
L’essai a regroupé 442 patients (127 Cook, 98 Medtronic, 119 Gore, 98 Vascutek).
– Étape 1 : 2 % des cas (15 sténoses AIE et 3 AIC).
– Étapes 2 et 3 : 100 % des cas.
– Étape 4 : 9,5 % des cas (50 kinking, 34 angulations entre jambage et AIE ou dissection AIE).
Il y a eu 1,6 % de décès. Pas d’occlusion précoce de jambage et 0,8 % à 33 mois de suivi soit 7 patients, traités par thrombolyse, stenting, pontage croisé selon les cas et explantation dans 1 cas. Le seul facteur de risque d’occlusion de jambage était la réduction du sac anévrismal, les facteurs usuels ne ressortaient pas.
Conclusion
Belle étude dont la puissance et la durée sont limitées mais suggèrent qu’un protocole scrupuleux et agressif de prise en charge préventive des axes iliaques permet de réduire les événements occlusifs.
Vacirca A et al. Eur J Vasc Endovasc Surg 2020 ; 60 : 663-70.